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Culture Organique et Biodynamique

Depuis le début de ma formation, j’ai essayé d’appréhender les pratiques de différents vignobles français et européens. Revenu en 1982 sur l’exploitation familiale, j’avais l’ambition d’élaborer de « grands vins » mais, à mon grand désespoir, mon premier millésime de vigneron fut particulièrement médiocre  ( 1984 ).

Déstabilisé, je suis allé chercher conseils dans d’autres régions et tout particulièrement en Alsace. Cela m’a amené à commencer par un changement des pratiques d’entretien du sol. J’ai alors réalisé de nombreuses analyses de sol et ajusté mon programme de fertilisation. Petit à petit, j’ai testé les différentes techniques d’enherbement, puis le désherbage mécanique. Aujourd’hui, les 6 ha du domaine sont enherbés et désherbés mécaniquement. Terminée la logique de confort, j’essaie toutefois de coupler les tâches en associant le passage des lames et des tondeuses avec le rognage. Au niveau de l’entretien du couvert, il faut impérativement freiner la pousse de l’herbe jusqu’à la fleur. Au final, ma réflexion autour de la gestion du sol aura duré 10 ans.

Dans un deuxième temps, je me suis penché plus spécifiquement sur la protection de la vigne. J’ai alors appris à domestiquer les techniques « bio ».  Mais rien n’est parfait en soi et même « la Bio » peut avoir un impact négatif sur la biodiversité. De manière évidente la biodynamie c’est donc imposée au quotidien. En 2009, regrettant en outre que l’engagement dans la viticulture durable ne soit pas reconnu et valorisé, j’ai fait le choix de me convertir. Mon engagement dans la viticulture biologique et biodynamique est donc le fruit d’un long travail et d’une envie farouche de progresser vers une viticulture respectueuse de l’environnement.

Le bio, il faut avant tout en avoir envie.